Aux entretiens de Bichat : croiser les expériences et partager les connaissances | Santé Recrut

Les entretiens de Bichat

Aux entretiens de Bichat : croiser les expériences et partager les connaissances

Actualités | 20/04/2017 - Spécial Emploi LES ENTRETIENS DE BICHAT

Tables rondes, entretiens ou ateliers s’enchaînent autour de 17 spécialités. Des temps forts en cancérologie, cardiologie, dermatologie, endocrinologie, gériatrie, gynécologie, infectiologie, neurologie, nutrition, ophtalmologie, ORL, pédiatrie, pédopsychiatrie, pneumologie, psychiatrie, rhumatologie et urologie.

  • SEBASTIEN TOUBON

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     Les entretiens de Bichat franchissent cette année une nouvelle étape. En se positionnant au carrefour de la médecine hospitalière et de la médecine de ville, cette édition 2016 met l’accent sur l’automédication, l’onco-hématologie, les nouvelles stratégies thérapeutiques pour les maladies du coeur et le diabète… Une approche simple, rapide et didactique à travers des ateliers, des cas cliniques et des tables rondes pour échanger avec des experts. Les entretiens de Bichat permettront aussi d’aller plus loin sur les thématiques de santé publique, véritable fil rouge du congrès. Face à la situation préoccupante liée au recul de la couverture vaccinale, la vaccination fera l’objet de toutes les attentions.


     Une tendance enregistrée notamment parmi les populations les plus fragiles et les professionnels de santé. Les entretiens de Bichat sont aussi l’occasion de prendre le temps d’y penser et pourquoi pas se faire vacciner sur place pour s’éloigner de l’adage des cordonniers sombrement réputés les plus mal chaussés ! La vaccination où en est-on ? Chez les seniors ? Chez les adolescents ? De multiples échanges qui vous permettront aussi d’aborder plus souvent et simplement la question en consultation.

 


PLACE AUX "GÉNÉRALISTES-DATING"


 

     L'histoire n’est pas coutume et force est de constater que les petits villages les plus reculés de France débordent d’imagination pour lancer des appels invitant les médecins à venir s’établir dans leur belle région. La plus amusante parmi les exemples les plus récents est sans aucun doute l’initiative de Landudec, village 1 400 âmes situé dans le département du Finistère. En diffusant une petite vidéo sur YouTube, les habitants et les élus se sont mis en scène pour dénicher un remplaçant au dernier généraliste parti à la retraite depuis quatre ans. « Toubib or not toubib » a été vu plus de 140 000 fois en moins d’un mois et Noël Cozic, maire de Landudec nous confirme avoir d’ores et déjà reçu cinq candidatures. L’espoir renaît donc et le conseil municipal de ce petit village prévoit aussi de participer au « généraliste-dating » un événement proposé par l’ARS Bretagne à Brest le 20 octobre prochain. Les petits villages bretons désertés ne disposeront que d’une minute chacun, pour convaincre les médecins présents qui cherchent à s’installer.


     Des présentations rapides pour faire connaissance et tisser des liens qui aboutiront peut-être à des installations. C’est le rêve de plus d’un élu en France et l’histoire se répète à Luçon en Vendée comme à Montluçon dans l’Allier. Le désert continu donc d’avancer bien au-delà des petits villages les plus reculés. D’ici 10 ans, Toulouse devrait manquer de 200 médecins généralistes et Paris n’est pas mieux loti. D’importantes disparités territoriales se creusent que les groupements hospitaliers de territoires ne pourront sans doute pas lisser. Sur la façade Atlantique, en Rhône-Alpes et les territoires frontaliers notamment au nord-est de la France, le nombre de médecins se stabilise. Au même moment, la situation devient préoccupante dans le Centre et en Bourgogne où de nombreuses communes cherchent désespérément leurs médecins de famille.

 

 

Source : @laurencemauduit

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